Dakar et sa banlieue. Dakar, capitale d’un Sénégal qui a vu naître des « grands noms » du cinéma africain. Sembène Ousmane, Djibril Diop Mambéty s’il ne fallait en citer que deux. Dakar, qui aurait pu, inspirée par le succès d’une poignée de cinéastes sénégalais, développer une industrie culturelle cinématographique conséquente. A Dakar pourtant le constat est sans appel, dressé depuis maintenant près d’une décennie : déserté, sinistré, mort, en faillite… Autant de termes utilisés pour décrire la situation qui règne dans le secteur cinématographique. Aujourd’hui en effet il ne reste à Dakar et dans sa banlieue qu’une poignée de salles, cinq pour être exact, sur dix-huit il y a quelques années[1]. Au mois d’août dernier fermait le cinéma Unité 3 aux Parcelles Assainies, un faubourg de la capitale. Aucune salle dans la plupart des banlieues populeuses où vivent entre deux et trois millions de Sénégalais, aucune salle à Grand-Yoff, Guédiawaye, Yeunbel, Thiaroye, Cambérène, Keur Massard, etc. Là où vit l’essentiel de la jeunesse du pays.
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