“Les classes moyennes en Afrique” est un projet initié par un photographe, Joan Bardeletti, sur la notion de classes moyennes en Afrique. Laminées et appauvries depuis près de trois décennies sur le continent, et notamment depuis la mise sous ajustement structurel d’un certain nombre de pays, il semble qu’il y ait aujourd’hui un renouveau de l’intérêt porté par les chercheurs, les bailleurs de fonds et les gouvernements (du Nord ?) pour ces classes moyennes laissées pour compte de l’économie mondiale.
Le projet qui se poursuit en 2010 à déjà conduit le photographe à la rencontre de ces personnes dans plusieurs grandes villes africaines.
Encadré au niveau conceptuel par des chercheurs du Centre d’Études d’Afrique Noire de l’IEP de Bordeaux en France en la personne de Messieurs Dominique Darbon et Comi Toulabor, le projet doit donner lieu à un certain nombre de publications.
Dominique Darbon, dresse dans cette interview un bref état des lieux de la recherche à ce sujet.
Photo : Joan Bardeletti, Sunday Picnic in Mozambique, World Press Photo 2010
A un an d’un nouveau déplacement du Forum Social Mondial sur le continent africain à Dakar après les expériences de Bamako en 2006 (Forum Social dit Polycentré qui avait lieu dans plusieurs endroits de la planète simultanément) et de Nairobi en 2007 (Forum Social Mondial), plusieurs voix s’élèvent pour contester les contestataires du Forum Economique Mondial de Davos et proposer l’organisation d’un contre Forum Social : “Dakar 2011 : l’autre forum“.
Sebastian Alzerreca, plus connu sous le pseudonyme de “Zoul”, militant de longue date, blogueur, webmaster, habitué des luttes sociales, du Chiapas au Burkina-Faso en passant par le Togo, initiateur de l’Etrange Rencontre, fait le point sur cette initiative. L’occasion également de dresser un bilan sans concession de dix années d’altermondialisme cantonné dans les espaces si prometteurs qu’ont été au commencement les forums sociaux.
1) Zoul, d’où vient l’idée d’un autre forum en marge du forum social mondial prévu en 2011 à Dakar, lui-même en marge du forum économique de Davos ? Qui en est à l’origine ?
Chriss Aghana Nwobu is a curator, fixer and photographer based in Lagos, Nigeria, running an agency called Ikollo Gallery. As part of a Nigerian team made of photographers from the West African state, he crossed a few west African borders to reach Bamako, Mali, for the biennale photography festival known as “Les rencontres africaines de la photographie de Bamako”, which took place in November/December 2009. The project was named Invisible Borders 2009.
This experience offers the opportunity to talk about the project, introduce Chriss Nwobu’s work and beyond to shed light on borders issue and assess this photography festival, highly reliant on Western funding, seen from a Nigerian perspective.
All photographs by Chriss A. Nwobu.
1) Hi Chriss, you crossed a few West-African countries to reach Bamako with some friends. Where did this project originated? and who were these people? Could you introduce them?
I have been nursing the thought of doing a road trip around Africa, to have a better grasp and an opportunity to document the way my brothers and sisters live in the different geographical boundaries called the African states, their beautiful cultures, colours, their pains, joys and above all the different peoples called Africans.
Here is an interview with the young Nigerian dancer and artist Qudus Onikeku. Also an invitation to discover his work, his writtings and thoughts.
Hi Qudus, when last we met It was at National Theatre, Iganmu, Lagos. You were performing « Those Things that Burn in Us », a dance and music performance you created with the choregrapher Isioma Williams. I also noticed that you wrote somewhere « There is something missing that we might probably not find in this generation. We know that there is something that burns, much more stronger than what we attach ourselves to… » You seem to burn so much… So please let us know, what is burning in you and why?
What burns in me is somewhat inexplicable for me at this moment, its jut a natural mystique I guess and I’m not ready to question it yet, cos it could slow me down, one thing I am quite sure about is that, I have clear idea of my ideal world, I am very precise with where and who I want to be. Why? I think it’s a celestial responsibility that perhaps my mum could explain where she took me, when I was in her womb.
Here’s an interview with Ehiz Ojesebholo, a Nollywood film maker. His wife and him run an outfit called CEROMS MEDIA PRODUCTIONS LTD. The special effects unit of CEROMS, known as NANTOONS STUDIOS, located in the busy area of Onipanu, Lagos, recently teamed up with another production outfit to produce Africa’s first CGI (Computer Generated Imagery) feature length movie, titled SMOKE & MIRRORS. Here is the trailer:
1. Hello Ehiz, you just completed the post-prod for the first Nollywood movie, Smoke and Mirrors, using CGI techniques. Please could you tell us more about it? How Nantoons studio work on this imagery? I remember these (very) young guys working almost on the ground when I visited your studios in the midst of gens noise…
Rencontre avec Aly Sagne, chargé de programmes de l’ONG La Lumière dans une arrière salle de conférence d’un hôtel de Dakar le vendredi 6 février dernier. La Lumière, basée à Tambacounda, intervient dans le sud-est du Sénégal dans la zone de Kédougou, ville qui a été le théâtre d’affrontements entre jeunes et forces de l’ordre en décembre 2008. Aly Sagne revient sur le travail de son organisation ainsi que sur les questions d’exploitation minière dans une région appelée à devenir ces prochaines années la principale zone de production minière du Sénégal, pourvoyeuse de richesses nationales. L’opacité sur la gestion des revenus miniers est au centre des débats.
-Quel est le travail de la Lumière ?
La Lumière travaille pour l’avènement d’une exploitation minière durable, durable en matière d’exploitation, de droits humains des communautés affectées, durable également en termes de protection et de préservation de l’environnement et des écosystèmes.
A l’occasion de la quinzième ICASA (International Conference on Aids and STI in Africa) à Dakar du 3 au 7 décembre 2008, sachaproject a rencontré au détour d’un symposium sur le partage des expériences de prévention du VIH auprès des homosexuels et autres MSM (Men who have Sex with Men, parfois traduit en français par HSH), George Kanuma, militant associatif burundais et homosexuel alors que l’assemblée nationale burundaise votait le samedi 29 novembre dernier, moins d’une semaine avant la rencontre, un nouveau code pénal pénalisant l’homosexualité.