Un voyage photographique du côté des Andes noires, un peuplement relativement méconnu, par le photographe Philippe Guionie (magazine Polka) :
Documentaire Africa-America from Polka Image on Vimeo.
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Le Morocco Mall a ouvert ses portes début décembre, il se veut, si l’on en croit ses promoteurs (le groupe Aksal et sa patronne Salwa Idrissi Akhannouch -femme du ministre de l’agriculture du dernier gouvernement El Fassi et patron du groupe AKWA-), le plus grand centre commercial d’Afrique, et le 5ème mondial. Beaucoup de choses ont été écrites, y compris avec humour, sur ce gigantesque centre luxueux, situé à un jet de pierre des premiers bidonvilles du quartier Hay Hassani à Casablanca, et à portée de la première grosse vague venue du littoral. Y sont installés les plus grandes enseignes de luxe (Dior, Vuitton, Fendi, etc.), la première FNAC africaine (chaîne française de produits culturels et multi-media), le premier H&M marocain (prêt-à-porter) et d’innombrables restaurants, fast foods, une patinoire, un aquarium géant, et même les “Galeries Lafayette” qui font leur retour (les dernières étaient ouvertes au Maroc à l’époque du protectorat), etc.
Le Morocco mall entend devenir un hub de shopping africain. Il faut dire que depuis que l’Europe a fermé ses frontières et durci les règles d’obtention des visas, le Maroc a bénéficié d’une nouvelle affluence venue notamment d’Afrique sub-saharienne pour des séjours auparavant réservés à Paris, Londres ou Milan d’une classe moyenne et supérieure africaine qui ne parvient plus à se mouvoir comme il y a vingt ans.
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As part of the global protest against financial institutions and banks, Moroccan unemployed college graduates demonstrated in Tanger, Rabat and Casablanca on October 26th to demand jobs in the public sector. The demonstration followed that of the day before in front of the Casabanca stock exchange. Many leaders have been arrested these last days in Morocco. The movement of the unemployed college graduates has been demonstrated for 20 years in Morocco. Also see here.
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En ce jeudi 13 octobre 2011, les averses sont nombreuses sur Abidjan et ne cesseront pas entre 16h et le vendredi matin. Pour arriver à l’Université de Cocody, il faut traverser des flaques d’eau qui sont de véritables marres à l’entrée sud du campus située sur la route de la Riviera Golf. Quelques travailleurs s’affairent à la réparation du mur d’enceinte des lieux, maçons et menuisiers principalement, dans un décor chromatique qui frappe l’œil : la latérite rouge, fraîchement remuée, en toile de fond, et un ciel qui pour l’heure est encore bleu, encadrent les bâtiments aux couleurs ternies du campus. Il faut dire que la végétation qui poussait en désordre jusqu’à il y a peu a été rasée et la terre labourée. A la faveur de ces travaux, des cadavres datant de la crise ont d’ailleurs refait surface.
Mais l’objet de la visite se situe ailleurs. Pas question de documenter la rubrique nécrologie des chaînes de télévision qui ont du mal à faire le deuil des évènements pot-électoraux de début 2011. Non le campus est en travaux, c’est une affaire assez importante en elle-même pour aller se rendre compte directement sur les lieux de l’avancée du chantier. Les cours ont été suspendus depuis le début de l’année et étudiants et professeurs attendent de pouvoir reprendre le travail.
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C’était il y a tout juste 60 ans… Dix ans avant les indépendances autour d’un grand reportage de Paris-Match sur “l’Afrique noire du demi-siècle”. On y parle de cannibalisme en Côte d’Ivoire (ci-dessus), de “Mamadou africain moyen” vivant dans les “maisons ballons” de Dakar construites par les colons et de si mauvaise qualité qu’il n’en reste aujourd’hui que deux, ou encore du bébé africain qui ô miracle naitrait blanc avant de devenir, infortune du destin, noir… 1951, comment ne pas penser que ce sont les journaux avec lesquels en France -pays de publication de l’hebdomadaire- les aînés ont grandi, la génération Chirac atteignait sa vingtième année ! En ses temps où Internet n’existait pas, les grands reportages vous forgeaient des opinions peu éclairées… C’est certain. Mais après-tout le discours a-t-il tant changé que ça aujourd’hui et sommes-nous si loin de cette imagerie coloniale ?
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No time to write those days…
So just posting a photograph and feeling the urge to invite people reading and listening Fela Kuti’s lyrics of “Coffin for a head of State” song, herebelow pasted from the Afrofunk Forum blog. Religion has always been and will remain a tool of oppression, from the Inquisition in Spain and France to colonialism in Asia, Latin America and Africa, from ancient Roma crackdowns on Etruscans and Jews to Native Americans genocide, from Israel to Al-Quaida. Religion does not amount to oppression but religion has always been a mean to oppress.
Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, Amen
Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, Amen
Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, Amen
Amen, Amen, Amen, Amen, Amen, Amen
Woh! Ahhhhh Ch! Ahhhh! Ch! Ch!
Through Jesus Christ, our Lord
*[CHORUS] AMEN, AMEN, AMEN
By the Grace of Allmighty Lord
Through Jesus Christ, our Lord
By the Grace of Allmighty Lord
Inspiritus Christus, Mass Christus, Mass Christus, Mass Christus,
Allah,u-akbar, Hamud, Salam Alekum, Allah
Through Jesus Christ, our Lord
By the Grace of Allmighty Lord
So I waka waka waka
I go many places
I see my people
Dem dey cry, cry cry
Amen-i (…)
I say I waka-waka-waka-waka, waka-waka-waka
(HORNS response)
I waka any village anywhere in Africa
I waka any village anywhere in Africa
Pastor’s house na ‘im dey fine pass
My people dem dey stay for poor surroundings
Pastor’s dress na ‘im dey clean pass
Be it hard for my people for dem to buy soap
Pastor na ‘im dem give respect pass
And dem dey do bad-bad-bad-bad, bad-bad-bad-bad, bad-bad-bad things
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“Afrique 50″ is the first French documentary film dealing with colonialism realized by René Vautier, then a 21-year-old young man in 1950, a few years after being granted the croix-de-guerre for the role he played at the age of 15 against the Nazis. Of course, many writers, from Albert Londres to André Gide, many left-wing newspapers were already trying to relay African struggles against colonialism and their indignation against the colonial rule, but it was the first attempt to film the colonial reality in France from the colonized side.
Paradoxically, this film was ordered by the “League of education” (la Ligue de l’Enseignement), a confederation of French associations, claiming their Republican values which then wanted to show France’s civilizing work in Africa. Far from what was expected, René Vautier made a pamphlet against French colonialism. The documentary, made of the rushes Vautier’s saved from French police which seized and destroyed most of the reels, was banned for the next 40 years in France and René Vautier was jailed till 1952. In 1954, he took part in the Algerian uprising and then lead in 1962 Algier’s Audiovisual Centre.
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C’est donc établi, Laurent Gbagbo a été capturé hier lundi 11 avril 2011 en début d’après-midi après une offensive de blindés français contre sa résidence suivie d’une vague d’infanterie des Forces républicaines de Côte d’Ivoire.
Il y a de quoi être amer quand on appartient, comme la majorité de la population ivoirienne et africaine aujourd’hui, à une génération qui n’a pas connu les indépendances, voire pour laquelle le parti unique n’est qu’un vague souvenir de jeunesse. On connait de Laurent Gbagbo son intransigeance face à Houphouët-Boigny, sa filiation réelle ou supposée avec Gnagbé Kragbé, ses manœuvres politiques ayant consisté à éloigner Bédié et Ouattara en 2000 qui lui auront finalement causé plus de tort que de bien, puis la dérive fasciste et ethnique du pouvoir d’alternance qu’il était censé incarner après la rébellion de septembre 2002, jusqu’à cette crise mystico-politique qui l’a conduit à s’accrocher au pouvoir sûrement par peur de cette même Cour pénale internationale qui pourtant le jugera probablement bientôt. Cependant on avait beau connaitre l’homme et prévoir ses moindres réactions, de son refus de quitter son poste à sa décision d’armer les jeunes patriotes, on n’osait croire que l’histoire lui donnerait raison sur un point : l’implication française, car, nous qui sommes nés fort longtemps après cette indépendance et qui étions jeunes quand le parti unique s’effondra, que nous fussions européens ou africains, nous avons bêtement cru que le temps s’était suffisamment écoulé et que six années d’organisation sans cesse reportée d’une élection suffiraient à chasser le spectre du néocolonialisme.
Que nenni ! Chasser le naturel et il revient au galop : Gbagbo tombe 3 jours après qu’Ismael Omar Guelleh ait été réélu à Djibouti avec 79% des voix ! Pensez-vous que la France interviendra pour chasser ce dictateur sabre-peuple ? Non ! De même qu’elle ne le fera certainement pas lors de prochaines élections d’Ali Bongo Ondimba, de Blaise Compaoré, voire de Denis Sassou Nguesso. L’intervention en Côte d’Ivoire n’est pas une question de démocratie mais la simple conjonction d’intérêts convergents à un moment donné.
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Here is the trailer of a documentary on China-Africa relationships by Marc and Nick Francis, documentary filmmakers based in the U.K.. The scene of “When China met Africa” takes place in Zambia following a few Chinese characters.
According to the excerpts available online on This is Africa‘s blog, it doesn’t sound so different than Western-African relationships. What almost anybody would be able to confirm from Zambia to Gabon, from Nigeria to Senegal. A mix of distrust, curiosity and interest which cannot avoid falling into racism from time to time. What will certainly remind of the excellent deep report “La Chinafrique” French journalists Serge Michel and Michel Beuret published in 2008 along with stunning Paolo Woods pictures.
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